Contrat d’exercice libéral entre cliniques et médecins : quand un mot change tout

On pense souvent qu’il suffit de prendre un modèle sur Internet pour conclure un contrat.On peut également penser qu’il ne sert à rien d’être accompagné par un professionnel du droit dans le cadre de la rédaction de la lettre de rupture d’un contrat. Et si cette croyance était totalement erronée ?
Qu’est ce qu’un contrat d’exercice libéral ?
Le contrat d’exercice libéral permet à un médecin d’exercer au sein d’une clinique moyennant une redevance versée à la clinique. Selon l’article L.4113-9 du code de la santé publique, le contrat d’exercice libéral est obligatoirement écrit.On pense souvent – à tort – qu’il suffit de prendre un modèle sur Internet pour conclure un contrat.On peut également penser qu’il ne sert à rien d’être accompagné par un professionnel du droit dans le cadre de la rédaction de la lettre de rupture d’un contrat. Cette croyance est erronée d’autant plus à la lecture d’une décision rendue par une Cour d’appel.
La rupture du contrat d’exercice libéral
Les contrats d’exercice libéraux conclus à durée indéterminée prévoient souvent les hypothèses de rupture en distinguant la résiliation de la dénonciation du contrat.
Clause de résiliation
Il s’agit de la possibilité pour les parties de mettre un terme en respectant un délai de préavis.
Dans ce cas, il est admis que les parties ne sont pas obligés de motiver la rupture en l’application du principe de liberté de rupture des contrats conclus à durée indéterminée.
Clause de dénonciation
Le contrat peut également prévoir qu’il sera dénoncé dans des hypothèses spécifiques comme :
- La non-intervention du médecin au sein de la clinique,
- La perte de l’agrément de l’établissement,
- Le non-respect des obligations prévues au contrat (exemple : non-paiement de la redevance, usage abusif des locaux, sanction pénale ou ordinale…)
- si la lettre de rupture fait référence à une volonté de « dénoncer le contrat » notamment en raison du manquement de l’une des parties à ses obligations, il conviendra de motiver la lettre de rupture en expliquant les manquements reprochés aux parties.
- au contraire, si la lettre de rupture fait référence à la « résiliation du contrat », il n’y’a pas d’obligation de motiver le courrier.





